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Les 50 qui ont marqué la Coupe du Monde : le vuvuzela

Ahhh, le Mondial 2010 : la classe de Diego Forlan, le Waka-Waka de Shakira, le bus de Knysna et... le fameux vuvuzela ! Retour sur cette trompette qui marqua la Coupe du Monde sud-africaine de son vrombissement assourdissant !


Au-delà du bus


Pour les supporters de l’Equipe de France, se remémorer la Coupe du Monde 2010 n’est pas un exercice agréable. Des joueurs confinés avant l’heure dans un bus désespérément à l’arrêt, un préparateur physique qui bat le record du monde du lancer de chronomètre, un sélectionneur aux aboies, un capitaine devenu chasseur de taupes… Incontestablement, le Mondial sud-Africain et la grève de Knysna constituent le plus grand fiasco de l’histoire du football français. Et pourtant, si l’on fait l’effort de passer au-delà de Knysna, des souvenirs plus heureux liés à ce Mondial peuvent remonter : la classe folle de Diego Forlan, la consécration de l’Espagne d’Iniesta, la révélation de Thomas Muller et… le vuvuzela, symbole ultime de cette édition ! Il est l’heure de replonger douze années en arrière, direction l’Afrique du Sud !


Le premier mondial africain


Alors que les beaux jours commencent à pointer le bout de leur nez en cette fin du mois de mai 2010, un doux parfum de Coupe du Monde flotte dans l’atmosphère. Depuis plusieurs semaines déjà, les radios inondent leurs ondes du Waka-Waka de Shakira et du Wavin Flag de K’Naan tandis que les télévisions ont envoyé leurs reporters en Afrique du Sud pour prendre la température du pays à quelques jours d’accueillir le premier Mondial de l’histoire sur le sol Africain. Et sur place, l’ambiance est plus que festive. Bien que plus performant au rugby, le pays de Nelson Mandela n’en est pas moins un pays où le football demeure extrêmement populaire. De plus, pour cette première Coupe du Monde organisée en Afrique, c’est tout un continent qui s’est déplacé pour participer à la fête. Sur place, les danses, les chants, les parades se succèdent au son d’une drôle de trompette réglée sur le si bémol, le vuvuzela.


La trompette de la discorde ?


Trompette assourdissante créée dans les années 90 par un certain Neil van Schalkwyk, le vuvuzela n’est pas un instrument de supporter comme un autre. Capable d’émettre un son à plus de 130 décibels (l’équivalent d’une sirène de pompiers), le vuvuzela crée un bourdonnement monstrueux sans aucune commune mesure avec les quelques trompettes parfois entendues dans les tribunes. Ainsi, dès les premiers matchs, ce qui apparaissait jusqu’ici comme un sympathique élément folklorique devient un sujet de tensions. Peu habitués à un tel vacarme, joueurs, supporters et dirigeants commencent à se plaindre de l’objet. Après le premier match contre l’Uruguay, Yoann Gourcuff explique par exemple « On ne s’entendait pas à cause du bruit dans le stade. On ne pouvait communiquer que par des gestes. » Toutefois, les plus vindicatifs à l’encontre du vuvuzela sont les diffuseurs des rencontres, assaillis de plaintes de téléspectateurs à l’encontre du « bourdonnement assourdissant ». Pour s’adapter, les chaînes reprennent les dispositions anti-bruit d’habitude utilisées pour la F1 mais cela ne permet que d’atténuer le phénomène. Pourtant, à la FIFA, aucune mesure n’est prise : on estime, probablement à juste titre, que le vuvuzela faisant partie de la culture sud-africaine, il serait probablement très mal perçu de l’interdire. Plus prosaïquement, la Fédération internationale sait également qu’un business monstre se développe autour de la fameuse trompette. Vendue partout dans le monde, elle apparaît jusque dans les mains des jeunes princesses des Pays-Bas lors de photographies prises pour manifester leur soutien à l’équipe nationale. Cette expansion ne plaît cependant pas à tout le monde. Dans le Sud-Ouest de l’Allemagne, un homme est arrêté pour avoir fait irruption avec une hache dans la maison de son voisin. La raison ? Passionné de football l’homme s’était acheté un vuvuzela et en faisait usage, semble-t-il, plus que de raison !


Le symbole de la Coupe du Monde 2010


Source de tension pendant la compétition, le vuvuzela a toutefois gardé, 12 ans plus tard, une sympathique image dans l’imaginaire collectif. S’il ne s’est (heureusement) pas étendu dans les stades du monde entier au contraire de la ola après le mondial 1986 au Mexique, il reste entièrement associé à ce Mondial et, jamais peut-être dans l’histoire de la Coupe du Monde, un élément du folklore n’a tant marqué l’histoire de la compétition.


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